
Les implants dentaires sont une solution moderne, esthétique et durable pour remplacer une dent manquante. Mais c’est aussi l’un des soins les plus coûteux en dentaire : entre 1 000 € et 1 500 € par dent, parfois davantage.
Face à ce tarif, beaucoup de patients se tournent vers leur mutuelle. Pourtant, la réalité des remboursements est bien différente de ce qu’on imagine.
Voyons ensemble pourquoi il faut bien comprendre le fonctionnement des implants avant de souscrire une mutuelle censée les “rembourser”.
Implant ≠ Couronne : une confusion fréquente
Avant de parler de remboursement, il faut distinguer deux choses :
En résumé :
L’implant remplace la racine, la couronne remplace la dent visible.
Or, la Sécurité sociale ne rembourse pas les implants : ils sont considérés comme des actes de confort ou esthétiques.
Selon l’Assurance Maladie, les implants sont classés parmi les actes « hors nomenclature », c’est-à-dire non remboursés.
Source : ameli.fr – Les prothèses dentaires et les implants
En revanche, la couronne posée dessus est bien remboursée en partie, selon les règles habituelles du 100 % santé ou de votre contrat.
Pourquoi l’implant n’est-il pas remboursé ?
Les implants sont classés dans les “actes hors nomenclature”, c’est-à-dire non reconnus par la Sécurité sociale.
Leur justification est jugée médicale, mais aussi esthétique : c’est donc au patient d’en assumer le coût total.
Autre particularité :
Le prix réel d’un implant
C’est ici que les écarts deviennent frappants.
Un dentiste facture en moyenne 1 000 € à 1 500 € pour un implant, parfois jusqu’à 2 000 € dans les grandes villes.
Pourtant, selon Mégadental.fr, un implant (la vis) coûte environ 50 € au cabinet dentaire.
Le reste du prix correspond à :
Le problème n’est donc pas la mutuelle, mais le coût facturé au patient pour un acte que la Sécu ne couvre pas.
Ce que proposent les mutuelles “spécial implants”
Pour séduire les assurés, certaines mutuelles ajoutent un forfait “implants” dans leurs garanties dentaires.
Mais ces forfaits sont généralement très limités :
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Type de forfait 1745_5ab087-81> |
Montant moyen 1745_7e5c9b-8b> |
Conditions 1745_31e007-4c> |
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Forfait annuel global 1745_ba4b22-ff> |
200 € à 600 €/an 1745_bdd18a-4d> |
Une seule fois par an 1745_6abe1c-d5> |
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Forfait par implant 1745_87800b-a1> |
150 € à 300 €/implant 1745_70fbd5-f4> |
Souvent plafonné à 2 ou 3 implants 1745_a2bf45-33> |
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Forfait haut de gamme 1745_edc4a2-f7> |
600 € à 800 € 1745_e943ce-1d> |
Cotisation très élevée 1745_c7c63a-3c> |
Ces montants paraissent intéressants… jusqu’à ce qu’on regarde le coût réel du contrat.
Le revers de la médaille : la cotisation qui explose
Pour obtenir un forfait implant de 600 €, la mutuelle va ajuster sa cotisation mensuelle.
Il n’y a pas de miracle : les assureurs savent que ces actes sont chers, donc ils intègrent le risque dans le tarif.
Résultat :
En clair : vous payez plus cher chaque mois pour récupérer un peu une fois par an.
C’est rarement rentable.
L’alternative intelligente : maîtriser sa cotisation
Chez ADS Assurance, nous considérons que poursuivre le “zéro reste à charge” sur un soin non remboursé par la Sécu n’a pas de sens.
Mieux vaut :
Exemple concret :
Vous payez 25 € de plus par mois pour un forfait implant de 600 € → cela représente 300 € sur l’année.
Au bout de deux ans, vous avez dépensé 600 €… pour récupérer 600 € de remboursement une seule fois.
Bilan : neutre, voire perdant.
Et si vous avez besoin d’un implant ?
Si votre dentiste vous recommande un implant, voici nos conseils :
Souvent, il vaut mieux garder une mutuelle efficace sur les soins dentaires “classiques” et financer soi-même un implant ponctuel.
Quand une garantie implant peut quand même être utile
Il existe deux situations où un forfait implant peut être intéressant :
Mais cela reste une minorité de cas.
Dans 90 % des situations, il vaut mieux viser un bon contrat intermédiaire avec un forfait dentaire global (300–500 €) et une cotisation raisonnable.
💡 Le conseil ADS Assurance
Avant de souscrire une mutuelle “spéciale implants”, posez-vous une seule question :
combien vais-je réellement récupérer par rapport à ce que je vais payer ?
Chez ADS Assurance, nous analysons pour vous la rentabilité réelle des garanties et vous aidons à éviter les cotisations inutiles.
Conclusion : ne payez pas pour des garanties inutiles
Les implants dentaires sont une avancée médicale remarquable… mais aussi un poste de dépense très mal remboursé.
Plutôt que de chercher une “mutuelle miracle” censée tout couvrir, mieux vaut adopter une approche pragmatique :
Privilégier un bon contrat dentaire qui prend efficacement en charge les soins réellement remboursés (prothèses, couronnes, soins courants) ;
Éviter les surcoûts mensuels pour un forfait implant rarement rentable ;
Et, le moment venu, comparer les devis et planifier le financement de l’implant comme un investissement ponctuel.
Chez ADS Assurance, notre rôle est justement de vous accompagner dans ces choix : analyser les vraies différences entre les contrats, calculer leur rentabilité, et vous orienter vers la solution la plus juste pour votre santé… et pour votre portefeuille.
FAQ – Implants dentaires et mutuelles
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Les implants dentaires sont-ils remboursés ?
Non, ils ne sont pas reconnus par la Sécurité sociale. Seule la couronne posée dessus bénéficie d’un remboursement partiel.
Combien coûte un implant ?
Entre 1 000 € et 1 500 €, parfois plus selon le praticien. Le coût réel de la vis est pourtant d’environ 50 €, le reste correspond aux honoraires.
Faut-il une mutuelle spéciale pour les implants ?
Pas nécessairement. Les forfaits sont souvent faibles (200–600 €) et font grimper les cotisations. Mieux vaut une mutuelle équilibrée et un budget ponctuel personnel.
