
Après 65 ans, les dépenses liées au dentaire optique audition senior deviennent souvent les plus importantes du budget santé. En France, le vieillissement s’accompagne d’un paradoxe : on vit plus longtemps, mais aussi avec davantage de besoins médicaux.
Chez ADS Assurance, nous rencontrons chaque jour des seniors désabusés : “Ma mutuelle ne rembourse rien !”, “Une paire de lunettes, c’est un mois de retraite !”, “Les prothèses dentaires, c’est hors de prix !”.
Ces réactions sont légitimes… mais souvent, la réalité est plus complexe qu’il n’y paraît.
Regardons ensemble pourquoi ces trois postes sont devenus si coûteux — et surtout, comment mieux les maîtriser.
Pourquoi les dépenses explosent après 65 ans
Avec l’âge, le corps change : la vue baisse, les dents s’usent, l’audition faiblit.
Ces évolutions naturelles entraînent des besoins de soins plus fréquents, souvent lourds et mal pris en charge par la Sécurité sociale.
Résultat : trois postes de dépenses incontournables qui, sans mutuelle adaptée, peuvent vite représenter plusieurs milliers d’euros par an.
Et contrairement aux idées reçues, le problème ne vient pas toujours de la mutuelle : il vient d’un système global mal équilibré entre tarifs pratiqués, remboursements de la Sécurité sociale et dérives commerciales de certains professionnels.
Dentaire : quand la santé devient un luxe
C’est probablement le poste le plus coûteux après 65 ans.
Avec le temps, les dents se fragilisent : usure, déchaussement, infections, perte d’émail… et il devient fréquent d’avoir besoin de soins de reconstruction : couronnes, bridges, implants, ou même prothèses complètes.
Le problème ?
Le tarif des prothèses explose.
Une couronne peut coûter entre 500 € et 1 000 €, alors que le tarif de remboursement de la Sécurité sociale reste bloqué à 120 €.
Et un dentier complet peut facilement dépasser 1 800 €.
Pourquoi une telle différence ?
Parce que les marges sont colossales.
Une prothèse achetée moins de 100 € au laboratoire peut être revendue plusieurs centaines d’euros au patient.
Certains dentistes justifient ces prix par la technicité ou le suivi, mais dans les faits, beaucoup se sont comportés davantage comme des commerçants que comme des soignants.
On ne peut pas généraliser — il existe heureusement d’excellents praticiens — mais il faut oser dire les choses :
une partie du problème vient aussi des pratiques tarifaires déconnectées de la réalité.
Et pourquoi ces prix ont-ils grimpé ?
Parce que les dentistes ont observé que certaines mutuelles “haut de gamme” (souvent celles de grandes entreprises) pouvaient rembourser plusieurs milliers d’euros sur des prothèses.
Résultat : ils ont aligné leurs tarifs sur ces mutuelles élitistes, oubliant que la majorité des retraités, eux, ont des contrats beaucoup plus modestes.
C’est un effet pervers du système : une minorité de contrats très généreux tire les prix vers le haut, au détriment du plus grand nombre.
Optique : des verres de plus en plus techniques… et de plus en plus chers
C’est souvent vers 60-65 ans que la presbytie s’installe.
On passe alors aux verres progressifs, indispensables pour voir de près et de loin sans changer de lunettes.
Mais ces verres sont aussi les plus coûteux : entre 300 € et 800 € la paire, selon la qualité et les options (anti-lumière bleue, amincis, photochromiques…).
À cela s’ajoute le prix des montures, parfois très élevé pour des raisons purement esthétiques ou de marque.
Ce que rembourse la Sécu ?
Presque rien : quelques centimes pour les verres, quelques euros pour la monture.
La mutuelle prend donc l’essentiel à sa charge — mais elle doit le faire tout en maintenant des cotisations accessibles.
Difficile équation !
Et là encore, il faut remettre certaines choses en contexte.
Selon une enquête de UFC-Que Choisir (2013), les opticiens français pratiquent les plus fortes marges d’Europe, avec des verres vendus 4 à 5 fois plus cher qu’en Allemagne ou en Espagne, pour une qualité équivalente.
Leur marge brute atteindrait plus de 70 % du prix de vente.
Bref, ce n’est pas la mutuelle qui “arnaque” le consommateur, mais un système où les prix réels sont largement déconnectés du coût des produits.
Conseil ADS Assurance : n’hésitez jamais à demander un devis détaillé, comparer plusieurs enseignes, et surtout négocier.
Les opticiens restent des commerçants, et beaucoup sont prêts à ajuster leur marge si vous leur montrez que vous comparez.
Audition : un budget souvent oublié, mais colossal
L’audition, c’est souvent le parent pauvre de la santé.
Et pourtant, à partir de 70 ans, une personne sur deux souffre de perte auditive partielle.
Les appareils auditifs modernes sont de véritables bijoux de technologie : miniaturisés, connectés, avec réglages automatiques.
Mais ils coûtent environ 1 500 € par oreille, soit 3 000 € la paire, sans compter les révisions, les piles et les accessoires.
Avant la réforme du 100 % Santé, les remboursements étaient très faibles.
Aujourd’hui, un panier “100 % santé audition” existe, mais seulement pour certains modèles standardisés, et avec un reste à charge nul uniquement si vous restez dans ce panier-là.
Les appareils haut de gamme, eux, restent très mal remboursés.
Ce qu’il faut retenir :
Même avec une bonne mutuelle, les seniors doivent parfois avancer plusieurs centaines d’euros, surtout s’ils veulent un confort ou une discrétion supérieure.
Les vraies raisons du “malaise” entre assurés et mutuelles
Il est devenu courant d’entendre :
“Ma mutuelle ne rembourse rien !”
“Ils augmentent les cotisations, mais les remboursements ne suivent pas !”
Et pourtant…
Les mutuelles ne fixent pas les tarifs des soins.
Elles remboursent en complément de la Sécurité sociale, selon une base appelée BRSS (Base de Remboursement de la Sécurité Sociale).
Problème :
Cette base est ridiculement basse depuis des décennies.
Exemple :
Quand le dentiste facture 500 € ou l’opticien 400 €, il faut bien que la mutuelle compense la différence… tout en essayant de ne pas faire exploser les cotisations.
C’est un équilibre fragile.
Et c’est aussi pour cela que les réformes comme le 100 % Santé ont été mises en place : pour plafonner les tarifs et garantir un reste à charge nul sur certaines prestations.
Mais là encore, le poids financier de la réforme a été porté presque entièrement par les mutuelles, pas par les professionnels de santé.
(Lire aussi : 100 % santé senior : que couvre vraiment votre contrat ?)
Faut-il réguler les prix des professionnels ?
C’est une question que beaucoup se posent.
Pourquoi ne pas encadrer les marges des dentistes, opticiens et audioprothésistes ?
Après tout, on régule les loyers, l’énergie ou le tabac.. alors pourquoi pas les soins essentiels ?
Selon nous, il est urgent de ramener de la cohérence dans la chaîne :
Car oui, il est plus facile de taper sur “l’assureur voleur” que sur “le dentiste respectable”.
Mais dans les faits, les dérives tarifaires viennent rarement des mutuelles.
Comment bien choisir sa mutuelle après 65 ans ?
Tout part du besoin réel.
Si vos dépenses principales concernent les lunettes, les dents ou l’audition, il faut une mutuelle qui cible ces postes précis.
Voici nos conseils :
1. Analyser vos soins récents (lunettes, prothèses, implants, etc.).
2. Comparer les plafonds de remboursement en euros (pas seulement en “% de BRSS”).
3. Vérifier le panier 100 % santé inclus.
4. Regarder le délai de carence : certaines mutuelles n’indemnisent pas immédiatement.
5. Privilégier les réseaux de soins partenaires, qui réduisent souvent les tarifs négociés.
Pour aller plus loin : Mutuelle Senior ADS Assurance
En résumé
Après 65 ans, les postes dentaire, optique et audition deviennent inévitables et coûteux.
Mais le vrai problème n’est pas seulement le remboursement : c’est l’écart grandissant entre le coût réel des soins et les bases de remboursement fixées par la Sécurité sociale.
La réforme du 100 % Santé a apporté une avancée, mais elle ne règle pas tout.
Tant que les marges de certains professionnels resteront disproportionnées, la pression retombera sur les mutuelles… et donc sur les cotisations des assurés.
Conclusion
Vieillir, c’est aussi apprendre à mieux se protéger.
Chez ADS Assurance, nous défendons une vision simple :
Une mutuelle senior n’est pas un luxe, c’est un outil de stabilité financière et de sérénité.
Mais pour qu’elle tienne ses promesses, il faut comprendre d’où viennent réellement les coûts, et ne pas confondre le symptôme (les remboursements) avec la cause (les tarifs pratiqués).
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FAQ – Les questions fréquentes
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Pourquoi ma mutuelle ne rembourse pas tout sur les soins dentaires ?
Parce que le remboursement se base sur le tarif de la Sécurité sociale, très faible (120 € pour une couronne).
Votre mutuelle complète, mais ne peut pas couvrir la totalité si le dentiste facture 500 € ou plus.
Les verres progressifs sont-ils remboursés à 100 % ?
Oui, uniquement si vous choisissez un équipement du panier “100 % santé”.
Sinon, la mutuelle prend en charge une partie selon vos garanties.
Est-il possible de négocier avec un opticien ou un dentiste ?
Oui, absolument. Ce sont des professionnels de santé, mais aussi des commerçants.
N’hésitez pas à comparer plusieurs devis et à évoquer votre budget : beaucoup ajustent leurs tarifs.
Comment savoir si ma mutuelle est encore adaptée à mes besoins ?
Faites un bilan tous les deux ans.
Si vos dépenses évoluent (plus dentaire, moins optique, etc.), votre contrat doit suivre.
Chez ADS Assurance, nous faisons ce point gratuitement avec nos clients.
